Porto : souvenirs mélangés…

J’ai vécu dans cette ville… et j’y suis retournée ! J’ai aimé cette ville… et je l’ai retrouvée, à la fois changée et telle que je l’avais laissée…

« Coimbra chante, Braga prie, Porto travaille. » affirme le dicton populaire.

Porto, ville sobre et élégante, toujours vivante et dynamique. Porto, généreuse et humaine. Porto, ville industrielle, commerçante et marinière, Porto et ses habitants laborieux… Calée sur l’embouchure du Douro. elle fut à l’origine du nom de la patrie. Porto, deuxième ville du pays, ville de granit, lavée par les pluies et écrasée de brouillards. Porto qui m’a pourtant accueillie la première fois baignée de soleil, pour me séduire sans doute.

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Five days in Manhattan, New York

New York fait partie de ces villes que l’on reconnaît sans y avoir jamais été, où l’on se sent à la fois ailleurs et chez soi, où l’on a envie de revenir à peine on l’a quitté…  New York accueille et sourit. A peine débarqué de l’avion, on vous aide, on vous oriente, on se met à votre service, sans insistance avec juste ce qu’il faut de sollicitude.

Je me souviens de ce premier matin, de cette promenade aux aurores dans la ville endormie, du jaune des taxis et « school bus » qui colonise peu à peu l’espace, de ces rues qui fument… de ce premier café pris face à la rue à regarder la ville se réveiller.

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Mobilité et Aménagement d’un territoire

Notre mobilité grandissante, les infrastructures qui la portent, ont permis à ceux qui le souhaitaient de s’éloigner des centres urbains ou des centres d’activités pour aller habiter toujours plus loin, à la recherche d’un cadre de vie souhaité, ou en tout cas abordable.

Le revers de cette situation est que ces mêmes personnes se trouvent dépendantes de cette « mobilité » mais surtout de ses aléas : bouchon, grève, retard, coût. De plus cette mobilité a accentué le phénomène de spécialisation d’un territoire, sectorisant par fonction un grand nombre de lieu : ici le travail, là l’habitat, plus loin les loisirs, ailleurs la consommation… Les individus se déplacent de l’un à l’autre, en consommant temps et argent sans parler de l’impact environnemental. Ce phénomène exclut de fait ceux qui n’ont pas les moyens de cette mobilité, qui n’y ont pas accès.

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City

d’Alessandro Barricco

J’ai emprunté ce livre parce que son titre m’a attirée… City… promesse d’un livre urbain ? J’ai parcouru la quatrième de couverture (qui en fait se situe à l’intérieur du livre…) et la description que fait l’auteur de son ouvrage dans lequel il précise avoir voyagé pendant trois ans m’a conforté dans cette envie !

J’ai aimé ce livre fait d’impasses, de petites ruelles et d’avenues, j’ai aimé ces histoires parallèles qui font des quartiers de plus en plus attachants au fur et à mesure que l’on s’y promène. Ville complexe aux histoires parallèles, typées, aux personnages complexes mais sympathiques, ville labyrinthique où on ne comprend pas tout, où on se perd pour mieux se retrouver…

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Villes intelligentes

On a tendance à mettre sous le terme « villes intelligentes » une quantité de nouvelles technologies qui peuvent contrôler, gérer, régler et fournir une certaine quantité d’information et de flux dans un temps réduit, et ce dans de nombreux domaines… Dans celui particulier de l’information et de la communication, ces nouvelles technologies changent notre rapport à l’espace et au temps, influencent nos comportements et changent notre perception du territoire dans lequel on vit. Si on voit apparaître un peu partout sur notre planète pléthore de « gadgets » plus ou moins utiles, ces technologies innovantes ne doivent pas être un mirage qui cacheraient des villes inhumaines ou induiraient des comportements contraires à ceux souhaités. Il faut placer l’usager au centre des réflexions et penser quelle technologie pour quel usage, ne pas oublier le service public au détriment du marketing urbain, travailler à la simplification du quotidien et satisfaire de nouveaux usages tout en promouvant des comportements responsables. L’exemple des Velib’ à Lyon, partenariat entre la ville et l’entreprise Decaux, précurseur sur ce service, rentre dans cette catégorie.

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Mémorial de la Déportation, Paris, Ile de la Cité

J’ai un jour eu connaissance de ce lieu caché… Et soudain il m’est apparu urgent de le découvrir, au plus vite. J’ai gagné l’Ile de la Cité, cœur de Paris cerné par la Seine,  j’ai longé Notre-Dame, rapidement, comme aspirée, mon regard dirigé vers cette pointe mystérieuse, essayant d’apercevoir un signe annonciateur… Mais rien.

J’ai alors atteint la grille du square de l’île de France et, tout à coup, toute précipitation a disparu. Les quatre chiffres, un, neuf, quatre, cinq, m’ont sauté aux yeux comme une sorte d’avertissement, de rappel. J’ai alors doucement tiré la grille et suis entrée dans ce petit jardin où le calme régnait déjà. Ce silence, cette pierre blanche sous le soleil…. J’ai jeté un dernier regard sur Paris avant de m’enfoncer dans cet espace indicible, fait de murs nus, d’ouvertures vers le ciel et vers l’eau, d’une crypte…

Deux escaliers… Hésitation…

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Buenos Aires

(souvenirs de 1994)

Ville chaotique, sans ordre ni logique, en dent de scie, sans unité… et pourtant avec cette atmosphère bien à elle, ce charme particulier. Buenos Aires au soleil couchant, laissant tes façades prendre ces teintes rouges orangées des minutes précédent le crépuscule, laissant l’ombre de tes buildings assombrir les petites maisons sises à leur pied, laissant les premières lumières de la nuit apparaître, ces néons qui clignotent et laissent voir une autre ville. Buenos Aires nocturne, avec tes rues bondées jusqu’aux heures tardives, qui semble alors t’éveiller, tes rues se remplissant, tes restaurants s’animant… tu grouilles en ces heures nocturnes où tout le monde vit, soutenu par le maté.

Buenos Aires, immense, pont entre l’Europe et l’Amérique du sud, à la fois d’ici et de là-bas, savant mélange de deux cultures.

Borges a d’ailleurs écrit : « El argentino es un italiano qua habla espanol, cree que es frances pero quisiera ser inglès »

(l’argentin est un italien qui parle espagnol, croit qu’il est français et voudrait etre anglais) Lire la suite

Les Oliviers de Négus

de Laurent Gaudé

Il m’arrive parfois de débuter un roman, impatiente de retrouver un auteur, comme un rendez-vous avec un vieil ami. Ils ne sont pas si nombreux à me garder fidèle, le plus ancien étant, sans aucun doute, mon « ami » d’outre-atlantique Paul Auster, avec qui chaque rendez-vous est un nouveau voyage dans son univers américain, mais surtout new-yorkais.

Il n’est pas seul heureusement et depuis quelques années chaque rendez vous avec Laurent Gaudé fut un plaisir, du « Soleil des Scorta » en passant par « Eldorado » jusqu’à « la Porte des Enfers ». Même si les sujets lus étaient de plus en plus sombres, je ne m’attendais pas, en ouvrant « les Oliviers de Négus », à tant de noirceur.

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Rencontre surprise… avec la tour Einstein

Malgré un trajet long et éprouvant, partis de Metz en bus pour rejoindre Berlin, nous ne pouvions passer à Postdam, où se trouve la tour Einstein, sans nous arrêter. Oeuvre de l’architecte Erich Mendelsohn, sur lequel j’avais fait un exposé quelques temps auparavant, je m’étais fait une image de cette tour au contour rebondi… Avec quelle impatience, en tête du groupe, n’ai-je pas grimpé à la recherche de ce monument de l’expressionnisme.

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Porto : souvenirs…

Si ma mémoire est bonne, c’était un matin de février, le 13 il me semble. Nous étions dans ce train depuis plus de vingt-quatre heures, et nous sentions approcher, avec une excitation mêlée d’angoisse et de soif de découvrir, la ville de notre arrivée : PORTO. Nous en rêvions depuis un an déjà, sans la connaître, sans rien savoir d’elle, et nous nous précipitions vers cette inconnue sans vraiment l’imaginer. Première vague d’étudiants Erasmus, nous nous sentions pionnières, avides de découvertes et d’expériences tout au long des mois que nous allions y passer.

L’ultime étape, l’ultime porte à franchir, avant de quitter ce train et de partir à l’aventure, était la traversée du Douro. Barrière sud de Porto, fleuve que la ville surplombe, domine et qui la présente si magnifiquement.

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