Profanes

profanesde Jeanne Bennameur

Il est des livres qui dès la première phrase vous enveloppent, vous emmènent ailleurs… Si loin, et pourtant si proche de tout ce que vous avez déjà vécu. Une sorte de voyage intérieur, un émerveillement à chaque page tournée, à chaque mot déchiffré, placé là avec évidence.

Les livres de Jeanne Bennameur ont tous sur moi ce pouvoir. Des histoires simples, et pourtant complexes en même temps, des vies vécues.

Profanes a cette magie. Cinq vies, qui comme beaucoup, ont côtoyé la mort, à un moment ou à un autre, cinq vies qui se rassemblent par le choix de l’une d’elle, cinq vies qui trouvent refuge dans une grande maison au jardin merveilleux, où se tissent des liens invisibles et puissants qui vont aidé chacun à se réconcilier avec sa vie, avec les morts qui la jalonnent…

Un vrai coup de cœur, lisez-le !

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Ce que je sais de Vera Candida…

de Véronique OVALDE.

Pas plus que ce qu’en révèle ce livre d’une écriture envoutante !

On imagine une île au large de l’Amérique du sud, un port de l’autre côté… Des paysages à peine décrit et pourtant des images qui s’imposent. Des femmes, mères et filles, n’ayant pas choisi ces maternités et pourtant tellement aimantes et attachées à leur progéniture. Des destins d’héroïnes dans des vies simples, où liberté et mélancolie se mêlent, ou l’amour arrive enfin quand Vera Candida brise la fatalité et fuit l’île…

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Précisions…

Je me suis présentée rapidement à l’ouverture de ce blog… Je chemine depuis ce jour avec et sans vous !

Pour être un peu plus loquace, j’ai mon diplôme d’architecte depuis bientôt 20 ans. J’ai fait ces études parce que j’étais réellement intéressée par l’architecture, en tant que créatrice de lieu de vie, de lien social, d’espace urbain. Après ces études passionnantes, pendant lesquelles j’ai voyagé, au sens très large du terme, propre et figuré, je me suis tout naturellement orienté vers l’urbanisme, dans lequel je retrouvai cette dimension de lien, de vie, d’échange.

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Les Oliviers de Négus

de Laurent Gaudé

Il m’arrive parfois de débuter un roman, impatiente de retrouver un auteur, comme un rendez-vous avec un vieil ami. Ils ne sont pas si nombreux à me garder fidèle, le plus ancien étant, sans aucun doute, mon « ami » d’outre-atlantique Paul Auster, avec qui chaque rendez-vous est un nouveau voyage dans son univers américain, mais surtout new-yorkais.

Il n’est pas seul heureusement et depuis quelques années chaque rendez vous avec Laurent Gaudé fut un plaisir, du « Soleil des Scorta » en passant par « Eldorado » jusqu’à « la Porte des Enfers ». Même si les sujets lus étaient de plus en plus sombres, je ne m’attendais pas, en ouvrant « les Oliviers de Négus », à tant de noirceur.

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