Parnü

Parnü, littéralement « ville des tilleuls », de ces alignements qui bordent ses larges avenues, le long du front de mer. Citée prisée par les estoniens pour leur vacances estivales, les guides vous la présentent parfois comme le Saint-Tropez de l’Estonie… Mais en cette saison printanière, on sent plutôt l’ambiance des plages de Normandie et on aurait plutôt tendance à la comparer à Deauville ! Ici aussi les centres thermaux rivalisent de faste pour accueillir le curiste, l’architecture accroche l’œil : ici un palais art nouveau, là des villas en bois coloré, ailleurs une église flamboyante, des remparts ou une tour. Les rues piétonnes invitent à la flânerie, la promenade sur la plage au vagabondage et à l’évasion avec son horizon plat et infini…

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Kuressaare

Rien que son nom éveille la curiosité, ce dédoublement de consonnes et de voyelles, que l’on retrouve avec le nom de l’ile qui l’héberge…

Petite bourgade du bout du bout de l’Estonie, sur l’ile de Saaremaa, la plus grande des îles estoniennes, parsemée de moulin à vent et de paysage verdoyant… Protégée de l’industrialisation, elle accueille une faune et une flore nombreuses et reconnues. Isolée du reste du pays durant toute la période soviétique, elle a su conserver ses traditions et son patrimoine. Calme et sobriété la caractérise comme sa voisine l’île de Hiiumaa.

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Précisions…

Je me suis présentée rapidement à l’ouverture de ce blog… Je chemine depuis ce jour avec et sans vous !

Pour être un peu plus loquace, j’ai mon diplôme d’architecte depuis bientôt 20 ans. J’ai fait ces études parce que j’étais réellement intéressée par l’architecture, en tant que créatrice de lieu de vie, de lien social, d’espace urbain. Après ces études passionnantes, pendant lesquelles j’ai voyagé, au sens très large du terme, propre et figuré, je me suis tout naturellement orienté vers l’urbanisme, dans lequel je retrouvai cette dimension de lien, de vie, d’échange.

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Interlude

Un mois de silence ! mais tout s’explique… Fidèle à mes passions, un besoin de nouveaux horizons s’est fait sentir. Beaucoup de rencontres, des lectures et un « vrai » voyage à la découverte d’une région non connue, où le soleil s’impose après des mois de présence parcimonieuse, où la nature se réveille libérée du poids de la neige, où les hommes se réchauffent à l’aide d’un liquide ambré, où tous hésitent à quitter les épaisseurs accumulées durant l’hiver… à suivre !

Five days in Manhattan, New York

New York fait partie de ces villes que l’on reconnaît sans y avoir jamais été, où l’on se sent à la fois ailleurs et chez soi, où l’on a envie de revenir à peine on l’a quitté…  New York accueille et sourit. A peine débarqué de l’avion, on vous aide, on vous oriente, on se met à votre service, sans insistance avec juste ce qu’il faut de sollicitude.

Je me souviens de ce premier matin, de cette promenade aux aurores dans la ville endormie, du jaune des taxis et « school bus » qui colonise peu à peu l’espace, de ces rues qui fument… de ce premier café pris face à la rue à regarder la ville se réveiller.

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Buenos Aires

(souvenirs de 1994)

Ville chaotique, sans ordre ni logique, en dent de scie, sans unité… et pourtant avec cette atmosphère bien à elle, ce charme particulier. Buenos Aires au soleil couchant, laissant tes façades prendre ces teintes rouges orangées des minutes précédent le crépuscule, laissant l’ombre de tes buildings assombrir les petites maisons sises à leur pied, laissant les premières lumières de la nuit apparaître, ces néons qui clignotent et laissent voir une autre ville. Buenos Aires nocturne, avec tes rues bondées jusqu’aux heures tardives, qui semble alors t’éveiller, tes rues se remplissant, tes restaurants s’animant… tu grouilles en ces heures nocturnes où tout le monde vit, soutenu par le maté.

Buenos Aires, immense, pont entre l’Europe et l’Amérique du sud, à la fois d’ici et de là-bas, savant mélange de deux cultures.

Borges a d’ailleurs écrit : « El argentino es un italiano qua habla espanol, cree que es frances pero quisiera ser inglès »

(l’argentin est un italien qui parle espagnol, croit qu’il est français et voudrait etre anglais) Lire la suite

Les Oliviers de Négus

de Laurent Gaudé

Il m’arrive parfois de débuter un roman, impatiente de retrouver un auteur, comme un rendez-vous avec un vieil ami. Ils ne sont pas si nombreux à me garder fidèle, le plus ancien étant, sans aucun doute, mon « ami » d’outre-atlantique Paul Auster, avec qui chaque rendez-vous est un nouveau voyage dans son univers américain, mais surtout new-yorkais.

Il n’est pas seul heureusement et depuis quelques années chaque rendez vous avec Laurent Gaudé fut un plaisir, du « Soleil des Scorta » en passant par « Eldorado » jusqu’à « la Porte des Enfers ». Même si les sujets lus étaient de plus en plus sombres, je ne m’attendais pas, en ouvrant « les Oliviers de Négus », à tant de noirceur.

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