Etre ou ne pas être…

Je suis CharlieDepuis quatre jours, depuis le drame d’une violence inouïe dans les locaux de Charlie Hebdo, des milliers de personnes ont affiché spontanément « Je suis Charlie », touchés par l’absurdité de ces meurtres.

Certains (beaucoup en fait !), entament un débat remettant en cause la légitimité de certains de s’afficher « Charlie » alors qu’ils n’ont jamais lu ce journal, qu’ils le décriaient ou l’attaquaient, qu’ils ne le connaissaient tout simplement pas… Imaginant l’hilarité des dessinateurs décimés devant des soutiens qu’ils n’auraient jamais imaginés, dont ils n’auraient surement pas voulus !

Personnellement je doute que tout ce qui se passe depuis mercredi les aurait fait rire. J’ose espérer qu’ils auraient été touché par cette énorme vague de soutien qui est née spontanément partout en France, mais aussi dans le monde entier. Et ce « JE suis CHARLIE » ne veut surement pas dire que ceux qui l’affiche prétendent ETRE Charlie, mais peut-être qu’en attaquant Charlie, les terroristes les ont indirectement attaqués, eux, leur pays, mais surtout les valeurs de liberté dans lesquelles ils croient plus que tout.

« Rien ne développe l’intelligence comme les voyages »

Emile Zola

Se confronter à d’autres univers, quel qu’il soit, fait grandir, stimule, ouvre l’esprit et l’horizon. Cela nous fait prendre des chemins inattendus mais riches en découvertes et en opportunités. Je continue à voyager au quotidien, j’essaye en tout cas…

En ces dernières heures d’une année bien remplie (35 articles publiés, 3000 visites…) je tiens à remercier tous mes lecteurs, d’ici ou d’ailleurs… Savoir que certains me lisent avec gourmandise augmente mon plaisir d’écrire et de partager mes coups de cœur avec vous. Je mets de plus en plus ma plume au service d’autres mais j’ai comme bonne résolution pour 2015 de continuer à alimenter « Heureux qui comme Ulysse… » , plus qu’en ce mois de décembre en tout cas !

Je vous souhaite à tous une année 2015 pleine de petits et grands bonheurs, de l’énergie pour continuer, de l’envie pour voyager, des sourires à partager. Bon vent à tous et rendez vous très bientôt pour de nouvelles lectures !

Le Roman d’Ernest et Célestine

livre de Daniel Pennac aux éditions casterman

Certains d’entre vous connaissent surement Ernest et Célestine, ces deux personnages esquissés au pinceau, héros de la littérature enfantine et créé par Gabrielle Vincent, artiste belge aux multiples talents. D’un trait sobre, d’une couleur tendre, proche de la sanguine ou du brun terre ces deux silhouettes, un ours et une souris sont « aquarellés » avec douceur. Nés dans les années 80, ces deux amis, dont on peut suivre les aventures sur une vingtaine d’année, jusqu’au décès de l’auteure, sont attachants par leur différence.

D’autres ont entendu parler ou vu le film éponyme réalisé par Benjamin Renner, Vincent Patar et Stéphane Aubier en 2012, film d’animation inspiré des aventures d’Ernest et Célestine. J’avoue ne pas l’avoir vu, n’ayant pas trouvé d’alibi à l’époque pour aller voir ce long métrage pour enfant…

Mais quand j’ai vu au rayon jeunesse d’une librairie le roman de Daniel Pennac, dont j’ai appris plus tard qu’il avait écrit le scénario du film précédemment cité, avec sa couverture toute sobre, illustrée par une tendre câlin de ces deux inséparables, plus d’excuse possible, je l’ai acheté !

J’avoue ici que j’ai une très grande admiration pour cet auteur, son humanité et le regard qu’il pose sur la vie. J’ai eu l’occasion de le rencontrer puisqu’il présidait le jury du livre Inter dont j’ai fait partie, et ses dédicaces qu’il a dessiné sur les différents livres que je lui ai présentés reste des trésors et un souvenir que je chéris.

Ceci dit pour expliquer que je ne suis peut-être pas objective sur mon appréciation de ce que je considère comme un petit bijou ! J’ai aimé le ton du livre, le dialogue entre l’auteur, le lecteur et les personnages, cet hommage rendu à la peintre qui a crée Ernest et Célestine, encore plus attachants quand on sait comment ils se sont rencontrés !

 

Rome

Le plaisir quand on retourne dans une ville connue est de la savourer en flâneur, s’élever pour l’admirer de haut, comprendre sa géographie, marcher pour prendre la température de ses différents quartiers, faire un détour au hasard de ses pas pour découvrir hors des sentiers battus des merveilles.

Rome

Point d’urgence ou de timing pour voir à tous prix les incontournables mais la liberté d’aller au gré de ses envies, d’entrer ici où là, de se laisser envelopper par l’ambiance. Même si lors de ces quelques jours à Rome nous avions quelques rendez-vous, comme une visite inoubliable des Musées du Vatican, en particulier pour admirer le plafond de la chapelle Sixtine, nous nous sommes laissés porter par nos regards pour découvrir cette ville aux mille richesses entre Antiquité, Renaissance et Baroque.

Des ruines, des palais, des églises, voilà de quoi se compose le tissu urbain romain, à l’intérieur duquel on peut s’émerveiller à chaque coin de rue, à chaque porche, à chaque seuil. Cette fois ci la merveille des merveilles a été admirée au fond du transept droit de l’église Saint Louis des français : les toiles du Caravage. Emotion et souvenir inoubliable !

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(même si la photo ci dessus n’est pas terrible… j’ai malheureusement égaré la reproduction que j’avais achetée !)

Interstellar

Interstellar

Affiche du film Interstellar de Christopher Nolan

Hier au réveil, rideau de pluie, pas de lumière à croire que le soleil ne s’était pas levé… triste début de week end ! Alors quoi de mieux que d’aller s’enfermer à l’abri dans une salle de cinéma ?

Bon j’avoue, quand j’ai vu que le film durait 2h49 et qu’il se passait dans l’espace j’ai été un peu refroidi ! A la lecture du synopsis « Le film raconte les aventures d’un groupe d’explorateurs qui utilisent une faille récemment découverte dans l’espace-temps afin de repousser les limites humaines et partir à la conquête des distances astronomiques dans un voyage interstellaire. » Là j’ai carrément pâli ! Pas trop mon genre de film…

Mais j’ai quand même fait un effort pour accompagner la troupe… Et ce fut une très bonne surprise, je ne regrette rien. On ne voit absolument pas passer le temps (on redemanderait presque !), c’est un film vraiment magnifique, qui vous habite longtemps après être sorti de la salle. Pas seulement un voyage dans l’espace avec des effets spéciaux impressionnants mais beaucoup d’émotion, des acteurs extraordinaires, de l’amour avec un grand A, donnée non quantifiable mais puissante !

Un très beau moment passé en famille !

Bâtiments d’exception

Sans programme précis ce matin, j’ai décidé de les emmener à Beaubourg, lieu où j’ai tellement traîné étudiante lors de mes virées à Paris. Découvrir ce bâtiment hors du commun, son vaste parvis, déambuler dans son vaste hall, ses boutiques, glisser le long de sa façade à l’aide de ses escalators géants, grimper en son sommet pour admirer la vue sur les toits de Paris, et parcourir d’un pas rapide les expositions me semblait le bon programme pour la matinée.

Le hasard a fait qu’il y avait une rétrospective sur l’œuvre de cet architecte connu et reconnu : Frank Guery… Nous ne pouvions passer à côté ! Attirés surtout par les maquettes, nous avons admiré l’incroyable correspondance entre les tout premiers croquis, trait jaillissant de l’esprit créatif de l’architecte, les maquettes mais surtout les réalisations. Un peu comme Oscar Niemeyer dont les lignes se transformaient en béton, ici elles se métamorphosent grâce au savoir-faire des ingénieurs, en verre, en zinc, en acier…

Nous avons reconnu certains édifices précédemment vus ou visités : l’incontournable Guggenheim Museum à Bilbao mais aussi la maison dansante de Prague ou le musée Vitra en Allemagne. Nous nous sommes arrêtés fascinés par les dessins et la maquette de la fondation Louis Vuitton et avons tout de suite prévu d’aller la voir de plus près avant de quitter la capitale.

Au matin de notre départ nous avons donc programmé ce détour par le bois de Boulogne. Quittant le flot dense des voitures en cette heure matinale nous avons rejoint le jardin d’acclimatation, et l’avons aperçu, sorte d’immense vaisseau posé délicatement dans cet écrin de verdure. Nous l’avons d’abord approché par l’arrière, très vite bloqué par un ensemble de barrière de sécurité mais suffisamment proche pour mesurer l’impressionnante hauteur de ses voiles de verre. Nous avons contourné le bois pour l’aborder cette fois par sa face principale, impressionnés par le volume de cet écrin qui parait-il contient plus d’acier que la Tour Eiffel ! Non encore ouvert au public nous nous sommes contentés de l’admirer depuis le trottoir, derrière les barrières soigneusement gardées !

FondationLV

Nuage, vaisseau, baleine, iceberg… Chacun le décrit à sa manière. On doit en tout cas saluer la créativité de l’architecte, son inventivité, la technicité des programmes informatiques hyper pointus qui ont permis aux talents des ingénieurs de réaliser cette prouesse et enfin la ténacité du commanditaire. En tout cas, Paris n’avait pas connu de bâtiment aussi hors norme depuis longtemps, depuis le centre Pompidou surement ! La boucle est bouclée…

Niki de Saint Phale

Fontaine StravinskyCertains lieux à Paris ont pour moi le goût de la madeleine de Proust, La fontaine de Stravinsky réalisée par Tinguely et Niki de Saint Phale à Beaubourg en fait partie. Alors quand j’ai entendu qu’une exposition sur l’artiste se tenait à Paris, je n’ai eu qu’une idée  : m’y rendre.

Bien sûr, il y avait un monde fou en ce mercredi de vacances scolaires mais les œuvres n’en étaient pas moins là, les témoignages de l’artiste émouvants. Cette femme qui aurait pu être anéantie par la violence d’une enfance incestueuse, que l’on a cru folle au point de lui faire subir des électrochocs, était tout simplement habitée par des personnages auquel elle devait donner naissance. Rebelle et d’une sensibilité démesurée, elle voulait être une héroïne, révéler au monde ce qu’elle était. A travers l’art, elle a su domestiquer les démons qui l’habitaient. Chaque oeuvre est une partie d’elle, exprime son intériorité. Sculpture, collage, moulage, dessin, partout la couleur éclate apportant une touche de dérision mais surtout de joie et de lumière.

Il était assez étonnant de voir les enfants s’émerveiller devant ses grosses dames immenses et bariolées, ces Nanas gonflables, suspendues au plafond et réalisant une sorte de ballet surréaliste. Ces femmes amplifiées portant son espoir d’une société où elles auraient droit de cité. Ces personnages, si éloignés de son physique de mannequin. Avant-gardiste dans sa manière de s’habiller, provocatrice parfois, elle utilisait tous les moyens pour exprimer ses convictions.

Montage de phtographies prises à l'exposition du grand palais

Artiste autodidacte et hétéroclite, elle cherche à exprimer ce qu’elle ressent du monde qui l’entoure, lutte à sa manière pour la libéralisation de la femme, décrit la violence de la société et des injustices qu’elle perçoit. Séduite à 25 ans par l’oeuvre de Antonio Gaudi, en particulier le parc Guël, elle rêvera d’imiter le maître barcelonais et sera son propre mécène pour l’un de ses projets les plus audacieux, le Jardin des Tarots, parc habité d’immense sculpture dans le sud de la Toscane.

A travers son art, qu’elle souhaitait accessible au plus grand nombre, Niki de Saint Phale voulait apporter joie, humour et couleurs… pour moi elle a atteint son but, on se sent plus léger en compagnie de ses sculptures, pour la plupart ludiques.

Paysage à l’envers

Une pensée m’a traversée ce matin sur mon vélo, une émotion née d’un reflet sur l’Isère…

Je me demande depuis longtemps pourquoi le reflet d’un paysage provoque en moi un tel émerveillement comme si la nature m’offrait le double inversé de ce que j’admire déjà à l’endroit. Le plus souvent sur un plan d’eau, lac, rivière, parfois la mer quand elle est étale, ce duplicata renforce la beauté, souvent la transcende, la révèle. Est-ce l’élément vital qui rend l’image si séduisante ?

Parfois l’envers et l’endroit ne font qu’un, créant un troisième paysage, éphémère, une architecture insolite, un pont aux deux tabliers inversés… Quand la couleur s’en mêle cela devient magique. Les barques de pêcheurs, peintes de rouge jaune bleu, qui colore la mer de ligne sinueuse, le coucher du soleil qui se dédouble rassemblant deux astres opposés, les lumières d’une ville qui strient le cours d’eau qui la traverse.

De la magie oui, du rêve sans aucun doute. Instantané de beauté qui parfois s’incruste dans la mémoire. Des œuvres d’art nées du hasard, de la conjonction de la lumière, du vent ou de son absence, à saisir, à savourer, à partager. Pas d’exemple dans cet article, actionnez votre mémoire ou tapez reflets dans Google image vous pourrez admirer quelques pépites !

Une autre idée pour en voir de magnifiques : VivaLaVida !

 

 

Barcelone

Voilà bien longtemps que je voulais vous parler de cette ville incroyable aux multiples visages car elle ne se résume pas au merveilleux pavillon de Mies Van Der Rohe dont je vous ai déjà parlé ! Il faut l’approcher lentement, pour prendre la température de cette ville vivante et si méditerranéenne.

Bien sûr, quand on l’évoque, on pense tout de suite à Gaudi, à sa Sagrada Familia, au parc Guël et à tous ces hôtels particuliers incroyables, chef d’œuvre d’architecture de l’art nouveau catalan. (Mais il faudrait un article en entier pour parler de cet incroyable talent… à suivre !)

vue aérienne

vue aérienne

On pense aussi aux Ramblas, artères vitales et cœur de la ville, où nombreux sont ceux qui déambulent de la plaça de Catalunya jusqu’au Portal de la Pau, entre la vieille ville et le quartier Gòtic. Voie de circulation importante mais surtout lieu de promenade et de rencontre, cette descente typique le long d’un chapelet de kiosques à journaux et de marchés colorés, au soleil puis à l’ombre des grands platanes, vous berce au rythme de leur nom qui se succèdent : Rambla de Cannaletes, Rambla dels Estudis, Rambla de Sant Josep ou de les Flores, Rambla dels Caputxins et Rambla de Santa Mònica…

Mais il y a aussi la vieille ville dans laquelle il faut se perdre, flâner, savourant la brise fraîche qui vous rappelle que la mer est proche. Vous pourrez gravir la grande plate-forme en bois du centre d’art Santa Mònica, installé dans l’ancien couvent du même nom, ou visiter le musée de la marine, siègant dans les Drassanes, anciens arsenaux royaux aux voûtes gothiques admirables dont les dimensions ne pourront que vous impressionner. Ou encore déambuler dans le « mercat de la Boqueria », labyrinthe géant aux multiples ramifications, aux étals bien rangés, colorés… pyramides de fruits et de légumes éclatants si séduisants et odoriférants que vos papilles gustatives seront en émoi !

Il ne faut pas oublier non plus d’emprunter les rues étroites et tortueuses de son Barri Gòtic, que l’ombre envahit, à la découverte de ses vieux palais : l’Antic Tribunal de la Inquisiciò, la Casa de la Pia Almoira, la Casa de l’Ardiaca, la Casa del Degà, le Palau del Lloctinent, le Palau Reial, Le Palau de la Generalitat, la Casa Gremial dels Sabaters… N’omettez pas d’entrer dans la cathédrale Sainte Eulalie, où vous découvrirez un espace très original. Le chœur aux proportions étonnantes, s’élance vers le ciel, à la force de ses piliers, nous présentant déjà un peu de la fierté catalane. Avec un peu de chance, quand vous ressortirez, vous pourrez voir une démonstration de « Sardane » sur son parvis, cette danse de la Catalogne, aux figures complexes et répétitives, à base de pas qu’ils dansent main dans la main et bras levés. Il faut évoquer aussi la Basìlica de Santa Maria del Mar, Symbole du triomphe de l’empire maritime catalan, on sent, dans sa pureté et son unité, l’effort collectif qui permit son édification. Là encore, admirez le chœur avec sa forêt de piliers, plus impressionnant encore que dans la cathédrale. Et reposez-vous sur la Plaça Reial, savourant l’unité de ses façades et la rigueur de son plan rectangulaire, si surprenant aux abords des rues médiévales. Abordez-la par un de ses petits passages dissimulés, et posez-vous dans cet espace où les palmiers, si droits, si hauts, attireront votre regard vers le ciel…

Bien sûr les merveilles de cette ville ne s’arrête pas là, et si vous avez le temps et la curiosité de sortir des sentiers battis vous pourrez découvrir encore bien d’autres merveilles. Si vous aimez les parcs ne manquez pas celui de La Creuta Del Coll, le parc del Clot ou encore celui de Pegaso. Si les prouesses architecturales vous plaisent allez voir le pont de Santiago Calatrava, à la structure expressive et dynamique, faites de haubans et de drisses ou encore les installations des jeux Olympiques perchées sur la colline de Montjuïc. Si vous êtes féru de musée, rendez vous à la fondation Miro – œuvre de l’artiste – ou encore au musée Picasso. Si c’est l’urbanisme qui vous passionne, allez constater le contraste qui existe entre les nouveaux quartiers nés du village Olympique, conçu comme la continuité des textures traditionnelles de l’Eixample du XIX° siècle, et le fameux quartier de Barceloneta datant du XVIII siècle, étonnant par l’étroitesse des îlots rectangulaires, procurant un charme particulier. L’ensemble, densifié, est aujourd’hui bien éloigné de son caractère originel, mais il est fort pittoresque de se promener dans ce quartier populaire aux senteurs alléchantes, émanant des nombreux restaurants qui s’y trouvent. Et revenez par le Moll de la Fusta, promenade agréable, ponctuée de passerelles et de cafés-restaurants, formant la façade maritime de la ville. Aménagement sur trois niveaux, il offre un balcon sur la mer et la raccroche à la ville malgré les voies de circulation importantes.

La ville est vaste et pleine de surprise ! N’hésitez pas à la parcourir, à pied, en bus ou encore à vélo, moyen qui vous permettra d’aller loin tout ne vous arrêtant au gré de vos envies ! Vous l’aurez compris, j’aime cette ville même si mon castillan y est souvent boudé…

Hippocrate

arton27241-c124dDès le début du film, on plonge dans les tréfonds de l’univers hospitalier, dans le dédale sans fin de couloirs interminables, sans fenêtre, glauques. On sent tout de suite que l’expérience ne va pas être une partie de plaisir. Benjamin réalise son premier stage d’internat et se confronte au milieu impitoyable des internes de l’hôpital public. Fils du patron, l’expérience ne sera pas pour autant facile. Très vite sa confiance s’effrite, la peur et le doute s’installe, les injustices le touchent et l’ébranlent.

J’avais lu comédie… on sourit parfois, mais on se sent aussi un peu voyeur, mal à l’aise. Ce film ressemble plutôt à un documentaire, un bon documentaire ! Parfois cru, évoquant de vrais problèmes de société et rendant au final un bel hommage à tous ceux qui se dévouent à soulager les misères humaines.