En retard…

Le temps continue à filer et je ne tiens pas mes engagements de venir plus régulièrement partager mes voyages.

IMG_2779J’aurai voulu vous parler des machines de l’île à Nantes, où la poésie se mêle à la mécanique, l’art à l’humour, l’imagination à l’humain. Monde merveilleux sur le site des anciens chantiers navals, la nature et le mouvement s’entrecroisent, la fabrication et l’exposition de même, la culture et l’urbanisme itou. De l’éléphant géant qui parcourt à son rythme de pachyderme l’espace envahit de promeneurs, au carrousel des mondes marins, incroyable aquarium mécanique à qui vous pouvez donner vie, jusqu’à la branche vertigineuse prototype pour un futur arbre aux hérons, ces machines de l’île ravissent petits et grands.

IMG_2581J’aurai voulu vous raconter Chenonceau, château mythique qui enjambe le Cher, et qui doit sa magnificence à la ténacité et au gout d’une succession de femmes, de Katherine Briçonnet à madame Pelouze, en passant par Diane de Poitiers, Catherine de Médicis, Louise de Lorraine et Louise Dupin. Partout on ressent cette empreinte féminine, et les jardins sont une explosion de couleurs et de senteurs.

IMG_1306J’aurai aimé partager ce saut dans l’histoire que nous avons fait au puy du Fou, ces spectacles impressionnants et féeriques, en particulier le bal des oiseaux que l’on peut voir et revoir à chaque fois différents.

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J’aurai voulu aussi vous parler de l’expo de Milan, qui malgré le monde et les queues interminables de certains pavillons a été une expérience inoubliable.

J’aurai voulu enfin arriver à temps pour vous souhaiter des vœux complets (santé, bonheur, passion…) pour cette année 2016 qui entame déjà son deuxième mois, à tous, lecteurs occasionnels comme fidèles…

J’aimerai vous dire que je serai plus présente cette année, plus régulièrement, mais je ne suis pas sure de tenir cet engagement. Je viendrai donc aussi souvent que possible continuer à faire vivre ce blog, à partager avec vous mes coups de cœur, qui je l’espère seront nombreux tout au long de cette nouvelle année.

Belle année à tous et à bientôt !

 

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Il nous restera ça

de Grand Corps Malade

GrandCorpsMaladeUne fois n’est pas coutume, un coup de cœur pour un album de musique… enfin presque ! Effectivement quelques notes, quelques rythmes mais surtout des mots, des mots, des mots ! De la poésie, des rimes qui s’envolent, des phrases qui s’entrechoquent, des histoires qui vous bercent, des voix, reconnaissables ou pas.

Certains assimilent Slam et Rap, pour moi ils sont pourtant bien différents, cousins peut-être mais très éloignés ! Je suis cet artiste de loin en loin, j’adore l’écouter dans ma voiture où je peux me laisser bercer par ces vers, j’avais été séduite par son premier album (midi 20) et j’aime la vérité évidente de certains de ces textes. A écouter, vraiment !

Code U.N.C.L.E.

Espions très spéciaux de Guy Ritchie

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Ce film d’espionnage faussement rétro, résolument décalé, adaptation d’une série anglaise des années 60, est une vraie parenthèse dans le monde des effets spéciaux et de la trois D soit disant plus vraie que vraie.

En pleine guerre froide, deux « agents très spéciaux », l’un américain lié à la CIA , l’autre russe du KGB, deviennent alliés malgré eux, et contre leur volonté, pour déjouer les sombres desseins d’une organisation criminelle internationale qui veut augmenter le trafic d’armes et d’engins nucléaires dans le monde, et ainsi ébranler le fragile équilibre mondial. Jusque là rien de bien neuf surtout si l’on y ajoute la belle innocente seule moyen de les mener à un scientifique allemand disparu, son père.  Solo et Kuryakin, accompagnés de la pétillante Gaby, partent donc à la recherche du seul homme qui pourra changer le destin de la planète.

C’est frais, plein d’humour. Les poursuites et les cascades valent le détour. Un joli moment de cinéma ! Plus sur les écrans mais surement visible à la demande. A voir en V.O. évidemment pour le charme de l’accent et du flegme anglais !

 

Réparer les vivants

de Maylis de Kerangal

couverture du livre "réparer les vivants"

couverture du livre « réparer les vivants »

Bon je n’ai pas eu le temps d’écrire cet été par contre j’ai pris celui de lire, verbe indissociable pour moi du mot vacances !

Dans les ouvrages que j’avais sélectionnés celui de Maylis de Kerangal est probablement le plus fort, celui qui pose le plus de questions. Ce livre m’a mis face à mes certitudes, à ébranler mes convictions. Sur le sujet délicat du don d’organe, l’auteure fait tourner son histoire entre plusieurs protagonistes, nous montrant sous plusieurs angles différents les faces d’un même fait, drame pour les uns, défis pour les autres, espoir encore, empathie…

Un livre magnifiquement écrit où l’on sent l’urgence de la prise de décision, la précision de l’acte et de l’organisation, la difficulté des choix de toute une chaîne humaine mobilisée pour cette prouesse de transplantation. Ce don qui engendre la vie, en tout cas une vie meilleure et plus longue, part d’une douleur inénarrable, celle du départ d’un proche. Donner un organe, oui, donner celui de son enfant ?

« Réparer les vivants est le roman d’une transplantation cardiaque. Telle une chanson de geste, il tisse les présences et les espaces, les voix et les actes qui vont se relayer en vingt-quatre heures exactement. Roman de tension et de patience, d’accélérations paniques et de pauses méditatives, il trace une aventure métaphysique, à la fois collective et intime, où le cœur, au-delà de sa fonction organique, demeure le siège des affects et le symbole de l’amour. »

Bref, j’ai adoré ! A lire absolument…

Rentrée…

Que de silence ces derniers mois !… Et ce n’est pas faute d’avoir envie de partager avec vous, plutôt par manque de temps. Les bonnes résolution de la rentrée étaient pourtant bien là, les sujets listés, les coups de cœur notés… Et le temps continue à défiler sans que j’arrive à le rattraper ! Quelqu’un a-t-il une solution ?

Bon je vais essayer d’enrayer la machine et de revenir un peu plus souvent vers vous !

Des « Vertiges » au « Chagrin »…

de Lionel Duroy

Étrange sensation en lisant ces deux ouvrages à quelques mois d’intervalles que celle de relire la même histoire avec des angles différents, des sentiments autres, des prénoms et des points de vue changés. Et pourtant la même impression de suivre un être un peu fou, traumatisé par une enfance chaotique entre une mère hystérique et un père se débattant pour la satisfaire. Un être qui cherche l’amour tout en le fuyant, perdu dans le labyrinthe de ses sentiments et de ses contradictions.

Lus dans le désordre, ces deux livres m’ont donné la sensation de regarder par le trou d’une serrure, de décortiquer un cœur qui n’était pas le mien,de plonger au sein de l’intimité d’un inconnu qui nous livre sans pudeur jusqu’à ses pires bassesses. Décortiquant son histoire, presque minute par minute, il nous livre sa vie sentimentale dans l’un, son enfance dans l’autre, les deux se croisant inlassablement. On comprend que ses proches y est vu une sorte de viol, d’indécence de livrer aux yeux de tous cette histoire intime… Et pourtant la puissance du style et de l’écriture nous pousse à continuer, à tenter de comprendre ce qui pousse l’auteur à creuser toujours plus loin, à se souvenir, à continuer à coucher les mots sur le papier, narrant ses faits et gestes, à la fois dedans et spectateur les décrivant avec calme et froideur, cherchant surement à comprendre le moment où les choses changent, basculent.

Impudique, parfois blessant pour ses proches, on le prend presque en pitié de s’isoler ainsi, par son souci de l’exactitude qui n’a peut-être pas lieu d’être dans les relations humaines. Incapable de légèreté, rongé par la culpabilité, déprimé, il fait fuir ceux qui l’aiment. Et seule la littérature semble le tenir debout.

Cela semble sombre, mais ces lignes valent le coup d’être lu. On comprend comment l’enfance peut marquer à jamais une vie.

Tournis…

Crotte, zut, flûte ! on est en juin… et je n’ai pas vu passer le joli mois de mai ! Faut dire qu’il a eu des allures de gruyère cette année… J’enchaîne les bulles spatio-temporelles et je me demande si je ne suis pas entrain d’être absorbée par quelque chose de plus grand que moi, bien plus grand ! Bref, vous l’aurez compris je ne touche plus terre, je vis en apesanteur, et j’en oublie jusqu’à mon code de carte bancaire (ce qui n’a pas que des mauvais côté !). Mais surtout je ne trouve plus le temps pour partager, et il va falloir que je trouve une solution car j’ai deux trois belles choses à partager… Un petit avant goût ? Le hasard a voulu que je sois à Nantes le week-end où Marie Piriou (si si rappelez-vous je vous en ai déjà parlé !) exposait quelques unes de ses merveilleuses toiles au Bistro des Docks : que du bonheur et du régal pour les yeux, de la poésie à n’en plus finir, une sensibilité et une douceur qui émane de chaque oeuvre. Une belle pause hors du temps avant d’aller découvrir les Machines de l’ïle… (à suivre)