Un peu de bois et d’acier

CHABOUTE

ChaboutéEt énormément de poésie ! Entourée de bédéphile, le moins que l’on puisse dire est que je ne suis pas une grande lectrice de ce genre d’ouvrage… Et pourtant, il arrive que l’on y fasse des rencontres hors du commun. Dans ce monde de bulle, j’ai eu un vrai coup de foudre pour cet auteur qui n’en met aucune !

A l’aide de son crayon et de sa plume, il révèle par une succession de dessin, simple en apparence, un panel d’émotion incroyable. Un peu de bois et d’acier, c’est l’histoire d’un banc public, où tout un chacun peut venir faire une pause, depuis les deux adolescents venus graver leur amour dans le bois jusqu’à cette dame qui lit, de ce couple âgé qui jour après jour vient y partager un gâteau au jeune garçon qui s’en sert de rampe de skate… Chacun l’utilise à sa manière, son rythme, selon ses besoins, du policier qui le surveille jusqu’à l’employé municipal qui l’entretien avec délicatesse.

Un lieu de rencontre, « un répit, un instant, une pause…un abri, un havre, un refuge…une scène…un carrefour…juste un peu de bois et d’acier » comme le décrit l’éditeur. Un réceptacle d’histoires et de sentiments, un lieu de mémoire auquel on s’attache jusqu’à le racheter à un brocanteur !

Histoire simple sans parole, qui sollicite notre imagination et nous laisse finalement attaché et ému par un peu de bois et d’acier !

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« La marche c’est le pied ! »

Le titre de cette journée d’étude organisée par l’Institut d’urbanisme de Grenoble, la METRO et le SMTC (Syndicat Mixte des Transports en Commun) m’a interpellée.

Effectivement sans pied on ne marche pas… Mais suffit-il d’avoir des pieds pour marcher ? Peut-on réduire le piéton à ses pieds ? Et si oui, comment expliquer que l’on marche cinq fois plus en centre ville qu’en périphérie, pour des distances équivalentes ?

La marche fait partie de l’Homme. Regardez les nouveau-nés qui ont ce réflexe. Chacun, à son rythme, réapprend à marcher et malgré tous les moyens de déplacement développer par l’homme, le pas reste la « métrique de l’humanité » (Jacques LEVY, géographe EPFL). Avec les progrès en vitesse de déplacement de nos trains et de nos avions, la marche à pied demeure au cœur de toutes les mobilités. Il suffit de parcourir les couloirs d’un aéroport international ou les quais de certaines gares pour en être convaincu.

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Riga

Approchant cette fois-ci en train, enjambant la rivière sur ce majestueux pont métallique, notre vision de la ville n’a rien à voir avec ce que nous en avions aperçu la veille… L’averse a nettoyé le ciel aujourd’hui bleu azur, les clochers se détachent sur ce fond limpide et le parvis de la gare s’en trouve transformé…

Malgré nos bagages, nos premiers pas dans Riga ont le goût de la flânerie, traversant parcs et jardins pour atteindre le petit bijou art nouveau qu’est notre hôtel, à l’histoire lourde et pourtant pleine d’optimisme… Confisqué à ses propriétaires durant l’occupation soviétique, il est restitué, plusieurs décennies après, à leurs descendants revenus de Suède, où ils avaient fui l’occupant. Mariage de cette architecture art nouveau et du confort suédois, issu du bois des tentures et de fauteuils confortables, le résultat est un vrai havre de paix à deux pas de tous les centres d’intérêt de Riga.

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Jürmala

Un bus, une averse, un train, nous voici en Lettonie… Premier contact avec le pays par cette bande de terre coincée entre la rivière Lielupe et la mer baltique. Horizontalité sans limite, nappe d’arbres s’étirant à perte de vue et ici où là une tour qui permet de survoler ce paysage, d’en prendre la dimension.

Jūrmala, le rivage en letton, s’étend sur 15 km, rassemblant 15 villages sur cette bande de terre étroite. Avec son atmosphère paisible, elle est le lieu idéale pour s’échapper de Riga aux beaux jours, en été comme en hiver. Le charme de ses longues allées abritées par les pins et bordées de maisons en bois tarabiscotées, l’air vivifiant qu’offrent les promenades sur sa longue plage de sable blanc, entre mer et forêts, en font un lieu de villégiature très prisé.

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Parnü

Parnü, littéralement « ville des tilleuls », de ces alignements qui bordent ses larges avenues, le long du front de mer. Citée prisée par les estoniens pour leur vacances estivales, les guides vous la présentent parfois comme le Saint-Tropez de l’Estonie… Mais en cette saison printanière, on sent plutôt l’ambiance des plages de Normandie et on aurait plutôt tendance à la comparer à Deauville ! Ici aussi les centres thermaux rivalisent de faste pour accueillir le curiste, l’architecture accroche l’œil : ici un palais art nouveau, là des villas en bois coloré, ailleurs une église flamboyante, des remparts ou une tour. Les rues piétonnes invitent à la flânerie, la promenade sur la plage au vagabondage et à l’évasion avec son horizon plat et infini…

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Kuressaare

Rien que son nom éveille la curiosité, ce dédoublement de consonnes et de voyelles, que l’on retrouve avec le nom de l’ile qui l’héberge…

Petite bourgade du bout du bout de l’Estonie, sur l’ile de Saaremaa, la plus grande des îles estoniennes, parsemée de moulin à vent et de paysage verdoyant… Protégée de l’industrialisation, elle accueille une faune et une flore nombreuses et reconnues. Isolée du reste du pays durant toute la période soviétique, elle a su conserver ses traditions et son patrimoine. Calme et sobriété la caractérise comme sa voisine l’île de Hiiumaa.

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City

d’Alessandro Barricco

J’ai emprunté ce livre parce que son titre m’a attirée… City… promesse d’un livre urbain ? J’ai parcouru la quatrième de couverture (qui en fait se situe à l’intérieur du livre…) et la description que fait l’auteur de son ouvrage dans lequel il précise avoir voyagé pendant trois ans m’a conforté dans cette envie !

J’ai aimé ce livre fait d’impasses, de petites ruelles et d’avenues, j’ai aimé ces histoires parallèles qui font des quartiers de plus en plus attachants au fur et à mesure que l’on s’y promène. Ville complexe aux histoires parallèles, typées, aux personnages complexes mais sympathiques, ville labyrinthique où on ne comprend pas tout, où on se perd pour mieux se retrouver…

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