Jürmala

Un bus, une averse, un train, nous voici en Lettonie… Premier contact avec le pays par cette bande de terre coincée entre la rivière Lielupe et la mer baltique. Horizontalité sans limite, nappe d’arbres s’étirant à perte de vue et ici où là une tour qui permet de survoler ce paysage, d’en prendre la dimension.

Jūrmala, le rivage en letton, s’étend sur 15 km, rassemblant 15 villages sur cette bande de terre étroite. Avec son atmosphère paisible, elle est le lieu idéale pour s’échapper de Riga aux beaux jours, en été comme en hiver. Le charme de ses longues allées abritées par les pins et bordées de maisons en bois tarabiscotées, l’air vivifiant qu’offrent les promenades sur sa longue plage de sable blanc, entre mer et forêts, en font un lieu de villégiature très prisé.

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Parnü

Parnü, littéralement « ville des tilleuls », de ces alignements qui bordent ses larges avenues, le long du front de mer. Citée prisée par les estoniens pour leur vacances estivales, les guides vous la présentent parfois comme le Saint-Tropez de l’Estonie… Mais en cette saison printanière, on sent plutôt l’ambiance des plages de Normandie et on aurait plutôt tendance à la comparer à Deauville ! Ici aussi les centres thermaux rivalisent de faste pour accueillir le curiste, l’architecture accroche l’œil : ici un palais art nouveau, là des villas en bois coloré, ailleurs une église flamboyante, des remparts ou une tour. Les rues piétonnes invitent à la flânerie, la promenade sur la plage au vagabondage et à l’évasion avec son horizon plat et infini…

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Kuressaare

Rien que son nom éveille la curiosité, ce dédoublement de consonnes et de voyelles, que l’on retrouve avec le nom de l’ile qui l’héberge…

Petite bourgade du bout du bout de l’Estonie, sur l’ile de Saaremaa, la plus grande des îles estoniennes, parsemée de moulin à vent et de paysage verdoyant… Protégée de l’industrialisation, elle accueille une faune et une flore nombreuses et reconnues. Isolée du reste du pays durant toute la période soviétique, elle a su conserver ses traditions et son patrimoine. Calme et sobriété la caractérise comme sa voisine l’île de Hiiumaa.

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City

d’Alessandro Barricco

J’ai emprunté ce livre parce que son titre m’a attirée… City… promesse d’un livre urbain ? J’ai parcouru la quatrième de couverture (qui en fait se situe à l’intérieur du livre…) et la description que fait l’auteur de son ouvrage dans lequel il précise avoir voyagé pendant trois ans m’a conforté dans cette envie !

J’ai aimé ce livre fait d’impasses, de petites ruelles et d’avenues, j’ai aimé ces histoires parallèles qui font des quartiers de plus en plus attachants au fur et à mesure que l’on s’y promène. Ville complexe aux histoires parallèles, typées, aux personnages complexes mais sympathiques, ville labyrinthique où on ne comprend pas tout, où on se perd pour mieux se retrouver…

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Mémorial de la Déportation, Paris, Ile de la Cité

J’ai un jour eu connaissance de ce lieu caché… Et soudain il m’est apparu urgent de le découvrir, au plus vite. J’ai gagné l’Ile de la Cité, cœur de Paris cerné par la Seine,  j’ai longé Notre-Dame, rapidement, comme aspirée, mon regard dirigé vers cette pointe mystérieuse, essayant d’apercevoir un signe annonciateur… Mais rien.

J’ai alors atteint la grille du square de l’île de France et, tout à coup, toute précipitation a disparu. Les quatre chiffres, un, neuf, quatre, cinq, m’ont sauté aux yeux comme une sorte d’avertissement, de rappel. J’ai alors doucement tiré la grille et suis entrée dans ce petit jardin où le calme régnait déjà. Ce silence, cette pierre blanche sous le soleil…. J’ai jeté un dernier regard sur Paris avant de m’enfoncer dans cet espace indicible, fait de murs nus, d’ouvertures vers le ciel et vers l’eau, d’une crypte…

Deux escaliers… Hésitation…

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Buenos Aires

(souvenirs de 1994)

Ville chaotique, sans ordre ni logique, en dent de scie, sans unité… et pourtant avec cette atmosphère bien à elle, ce charme particulier. Buenos Aires au soleil couchant, laissant tes façades prendre ces teintes rouges orangées des minutes précédent le crépuscule, laissant l’ombre de tes buildings assombrir les petites maisons sises à leur pied, laissant les premières lumières de la nuit apparaître, ces néons qui clignotent et laissent voir une autre ville. Buenos Aires nocturne, avec tes rues bondées jusqu’aux heures tardives, qui semble alors t’éveiller, tes rues se remplissant, tes restaurants s’animant… tu grouilles en ces heures nocturnes où tout le monde vit, soutenu par le maté.

Buenos Aires, immense, pont entre l’Europe et l’Amérique du sud, à la fois d’ici et de là-bas, savant mélange de deux cultures.

Borges a d’ailleurs écrit : « El argentino es un italiano qua habla espanol, cree que es frances pero quisiera ser inglès »

(l’argentin est un italien qui parle espagnol, croit qu’il est français et voudrait etre anglais) Lire la suite