Oscar et la courbe…

CathBrasilia« Un architecte doit savoir dessiner et écrire »

Oscar Niemeyer

Pour l’architecte que je suis, certaines villes sont mythiques et je rêve de les découvrir. Elles sont chacune indissociables d’un grand nom de l’architecture… Chicago, pour les maisons de Franck Lloyd Wright, Chandigarh, véritable expérience architecturale et urbanistique imaginée par Le Corbusier et Brasilia, enfin, dont les bâtiments phare ont été conçu et dessinés par Oscar Niemeyer, dernier à faire sa révérence…

L’architecture vient ainsi de perdre le dernier survivant des précurseurs de la modernité du XX° siècle, une de ses personnalités les plus emblématiques. Il a tout au long de sa longue vie (104 ans !) et sans relâche consacré son énergie à l’architecture, a toujours su utiliser les techniques modernes d’une façon créative et actuelle. Poète du béton, dont l’appétit pour la vie, la beauté et la justice, a fait de lui un architecte hors norme.

Alors qu’il se nomme Oscar Ribeiro de Almeida de Niemeyer Soares, on le connait seulement sous ce nom de Niemeyer dont la consonance étonne pour ce brésilien amoureux des courbes de son pays, celles des montagnes de Rio, celles des cours des fleuves, celles du corps des femmes… Ces courbes libres et sensuelles que l’on retrouve dans son architecture. Il affirmait ainsi « l’architecture est faite de songes, de fantaisie, de courbes et de grands espaces libres (…) une manifestation de l’esprit, de l’imagination et de la poésie »

Et il est vrai que l’on s’évade rien qu’en regardant ses croquis au trait épais mais sûrs, d’une simplicité incroyable, et où pourtant figure toute la complexité du bâtiment futur.

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Saint Eloi

Partis pour découvrir Andernos à vélo, nous avons roulé jusqu’au port ostréicole et c’est presque par hasard que je suis entrée dans cette petite église, blottie sous les grands pins parasols, face à la mer… Laissant derrière moi le reste de la troupe, j’ai poussée la porte et me suis laissée enveloppée par la sérénité d’un des plus anciens édifices religieux du bassin d’Arcachon. La simplicité de son plan primitif en croix latine révèle la beauté des différents éléments qui la composent. Tout y est harmonie, calme, lumière douce et émerveillement. La couleur chaude de la pierre, la lumière jaune, rouge, bleue, filtrée par les vitraux et le mariage des peintures anciennes et du plafond moderne, tout porte au silence et au recueillement. Le gris doux des bancs simples dialogue subtilement avec la magnificence du mobilier liturgique fait d’or et de couleur, subtil hommage à l’orfèvre que fut ce saint.

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Riga

Approchant cette fois-ci en train, enjambant la rivière sur ce majestueux pont métallique, notre vision de la ville n’a rien à voir avec ce que nous en avions aperçu la veille… L’averse a nettoyé le ciel aujourd’hui bleu azur, les clochers se détachent sur ce fond limpide et le parvis de la gare s’en trouve transformé…

Malgré nos bagages, nos premiers pas dans Riga ont le goût de la flânerie, traversant parcs et jardins pour atteindre le petit bijou art nouveau qu’est notre hôtel, à l’histoire lourde et pourtant pleine d’optimisme… Confisqué à ses propriétaires durant l’occupation soviétique, il est restitué, plusieurs décennies après, à leurs descendants revenus de Suède, où ils avaient fui l’occupant. Mariage de cette architecture art nouveau et du confort suédois, issu du bois des tentures et de fauteuils confortables, le résultat est un vrai havre de paix à deux pas de tous les centres d’intérêt de Riga.

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Jürmala

Un bus, une averse, un train, nous voici en Lettonie… Premier contact avec le pays par cette bande de terre coincée entre la rivière Lielupe et la mer baltique. Horizontalité sans limite, nappe d’arbres s’étirant à perte de vue et ici où là une tour qui permet de survoler ce paysage, d’en prendre la dimension.

Jūrmala, le rivage en letton, s’étend sur 15 km, rassemblant 15 villages sur cette bande de terre étroite. Avec son atmosphère paisible, elle est le lieu idéale pour s’échapper de Riga aux beaux jours, en été comme en hiver. Le charme de ses longues allées abritées par les pins et bordées de maisons en bois tarabiscotées, l’air vivifiant qu’offrent les promenades sur sa longue plage de sable blanc, entre mer et forêts, en font un lieu de villégiature très prisé.

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Parnü

Parnü, littéralement « ville des tilleuls », de ces alignements qui bordent ses larges avenues, le long du front de mer. Citée prisée par les estoniens pour leur vacances estivales, les guides vous la présentent parfois comme le Saint-Tropez de l’Estonie… Mais en cette saison printanière, on sent plutôt l’ambiance des plages de Normandie et on aurait plutôt tendance à la comparer à Deauville ! Ici aussi les centres thermaux rivalisent de faste pour accueillir le curiste, l’architecture accroche l’œil : ici un palais art nouveau, là des villas en bois coloré, ailleurs une église flamboyante, des remparts ou une tour. Les rues piétonnes invitent à la flânerie, la promenade sur la plage au vagabondage et à l’évasion avec son horizon plat et infini…

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Rencontre surprise… avec la tour Einstein

Malgré un trajet long et éprouvant, partis de Metz en bus pour rejoindre Berlin, nous ne pouvions passer à Postdam, où se trouve la tour Einstein, sans nous arrêter. Oeuvre de l’architecte Erich Mendelsohn, sur lequel j’avais fait un exposé quelques temps auparavant, je m’étais fait une image de cette tour au contour rebondi… Avec quelle impatience, en tête du groupe, n’ai-je pas grimpé à la recherche de ce monument de l’expressionnisme.

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