Musée Aristide Bergès

Musee BergesSi vous êtes grenoblois et ne savez pas quoi faire lors d’un week-end pluvieux (ou pas 😉 !) allez visiter ce merveilleux petit musée incroyablement bien fait. J’ai vu l’affiche de l’exposition temporaire actuelle et son graphisme année 30 m’a séduite et donnée envie d’aller découvrir ce lieu encore jamais visité. Quelle lacune ! L’incroyable demeure d’Aristide Bergès, où plusieurs styles se côtoient, est un écrin somptueux pour découvrir l’histoire de cet ingénieur hors normes, du développement de la « houille blanche » et des papeteries de la région. Adossée à une muséographie très accessible, la visite de ce musée peut séduire tous les ages, chacun y trouvant de quoi alimenter sa curiosité. Étonnamment ce musée m’a remémoré la visite du Clos Lucé et la découverte des formidables machines inventées par Leonard de Vinci. On replonge dans l’effervescence de cette fin du XIX° siècle et du début du XX° où tant d’inventions virent le jour grâce entre autre à la force hydroélectrique développée dans la région. On découvre l’histoire de la vallée et son développement. On comprend le positionnement de l’agglomération aujourd’hui.

Une visite à la fois instructive et charmante, même si le mauvais temps nous a empêché de nous promener aux alentours… C’est sur nous y retournerons avec plaisir !

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La caverne du Pont d’Arc

Souvenez-vous, il y a quelques temps je vous avais parlé d’un voyage réalisé dans l’espace et le temps au cœur des grottes de Lascaux. Le souvenir de cette visite émouvante et marquante vient d’être comme balayée par une nouvelle expédition qui non contente d’avoir été émouvante par la beauté des œuvres d’art découvertes a été bouleversante par ces révélations. Sans parler de l’étroite proximité entre art et spiritualité, qui semble expliquer ces œuvres cachées éloignées des lieux de vie, on découvre que ces lointains ancêtres (36 000 ans avant nous !) sont finalement très proche que ce soit par leur physique, leur intelligence ou leur sensibilité. Ces Aurignaciens étaient finalement beaucoup plus « civilisés » que nos livres d’histoire nous le laissent croire et si l’un d’eux était parachuté à notre époque, nul doute qu’après un temps d’adaptation il s’intégrerait à notre société.

Chauvet

Mais revenons aux œuvres ! Ici aussi les artistes ont combinés leur art avec la grotte dans laquelle ils ont peint, jouant des reliefs et des contours naturels de la pierre. Mais le plus émouvant sans doute sont ces grands panneaux où se superposent les silhouettes d’animaux, où l’on sent la vie et le mouvement, devant lesquels on pourrait rester des heures à admirer lions, rhinocéros, mammouths, bisons, chevaux, cerfs… Le temps est compté malheureusement, les visites se succèdent, mais l’on ressort de cette descente au cœur de la grotte (et l’on oublie vite que c’est une merveilleuse reproduction) pas tout à fait indemne ! Je n’ose imaginer ce que donnerait une excursion dans l’original… Si un jour vous passer par là, surtout réservez un peu de temps à la visite de ce lieu merveilleux !

La grand-mère de Jade

la grand mere de jadede Frédérique Deghelt

Un livre emprunté par hasard, une histoire qui m’a emportée dès les premières lignes, un style fluide et léger.

Entre l’amour d’une petite-fille de 30 ans, un peu perdue dans un monde consumériste et zappeur, et une grand-mère aimante qu’elle va sauver de la mise en maison de repos, entre une lectrice accomplie et une écrivaine en herbe, entre un amour passionné de jeunesse et celui plus sage et prudent du grand âge, un livre comme je n’en avais pas lu depuis longtemps, une merveille ! Au fil des pages, on ne sait plus qui sauve l’autre, qui aide et prend soin, on se régale de l’écriture, on approche la sagesse de l’âge et la fraîcheur des découvertes de la jeunesse, sans opposition, sans conflit mais avec une curiosité mutuelle.

Une histoire que l’on voudrait vraie, un prologue que l’on voudrait ne pas avoir lu… Effectivement seul ombre au tableau de ce bel ouvrage, qui vous fait atterrir sans ménagement dans un monde cruel où on laisse seul les gens qu’on aime.

Franglish

d’Eric Lampaert

Un spectacle qui ne ressemble à aucun autre ! Une petite salle intime où vous avez l’impression d’entrer chez l’artiste, d’avoir été invité par erreur… ou par chance ! Un échalas à la crinière un peu folle commence une conversation avec le public pour partir dans des délires sans fin, à la limite de l’improvisation. Complètement déjanté, sautant de l’anglais au français, agrémenté de quelques autres langues, il nous emporte dans son univers où le rire est roi. Une heure quinze de fou rire en ce qui me concerne, et pas l’envie de quitter la salle quand il a décrété que c’était fini ! Pour ceux qui sont sur Paris, allez voir, c’est incroyablement décalé et vous ressortirez avec le sourire et l’impression d’avoir fait un footing tellement vous aurez ri ! Un artiste à suivre…

C’est là !

En retard…

Le temps continue à filer et je ne tiens pas mes engagements de venir plus régulièrement partager mes voyages.

IMG_2779J’aurai voulu vous parler des machines de l’île à Nantes, où la poésie se mêle à la mécanique, l’art à l’humour, l’imagination à l’humain. Monde merveilleux sur le site des anciens chantiers navals, la nature et le mouvement s’entrecroisent, la fabrication et l’exposition de même, la culture et l’urbanisme itou. De l’éléphant géant qui parcourt à son rythme de pachyderme l’espace envahit de promeneurs, au carrousel des mondes marins, incroyable aquarium mécanique à qui vous pouvez donner vie, jusqu’à la branche vertigineuse prototype pour un futur arbre aux hérons, ces machines de l’île ravissent petits et grands.

IMG_2581J’aurai voulu vous raconter Chenonceau, château mythique qui enjambe le Cher, et qui doit sa magnificence à la ténacité et au gout d’une succession de femmes, de Katherine Briçonnet à madame Pelouze, en passant par Diane de Poitiers, Catherine de Médicis, Louise de Lorraine et Louise Dupin. Partout on ressent cette empreinte féminine, et les jardins sont une explosion de couleurs et de senteurs.

IMG_1306J’aurai aimé partager ce saut dans l’histoire que nous avons fait au puy du Fou, ces spectacles impressionnants et féeriques, en particulier le bal des oiseaux que l’on peut voir et revoir à chaque fois différents.

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J’aurai voulu aussi vous parler de l’expo de Milan, qui malgré le monde et les queues interminables de certains pavillons a été une expérience inoubliable.

J’aurai voulu enfin arriver à temps pour vous souhaiter des vœux complets (santé, bonheur, passion…) pour cette année 2016 qui entame déjà son deuxième mois, à tous, lecteurs occasionnels comme fidèles…

J’aimerai vous dire que je serai plus présente cette année, plus régulièrement, mais je ne suis pas sure de tenir cet engagement. Je viendrai donc aussi souvent que possible continuer à faire vivre ce blog, à partager avec vous mes coups de cœur, qui je l’espère seront nombreux tout au long de cette nouvelle année.

Belle année à tous et à bientôt !

 

Il nous restera ça

de Grand Corps Malade

GrandCorpsMaladeUne fois n’est pas coutume, un coup de cœur pour un album de musique… enfin presque ! Effectivement quelques notes, quelques rythmes mais surtout des mots, des mots, des mots ! De la poésie, des rimes qui s’envolent, des phrases qui s’entrechoquent, des histoires qui vous bercent, des voix, reconnaissables ou pas.

Certains assimilent Slam et Rap, pour moi ils sont pourtant bien différents, cousins peut-être mais très éloignés ! Je suis cet artiste de loin en loin, j’adore l’écouter dans ma voiture où je peux me laisser bercer par ces vers, j’avais été séduite par son premier album (midi 20) et j’aime la vérité évidente de certains de ces textes. A écouter, vraiment !

Code U.N.C.L.E.

Espions très spéciaux de Guy Ritchie

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Ce film d’espionnage faussement rétro, résolument décalé, adaptation d’une série anglaise des années 60, est une vraie parenthèse dans le monde des effets spéciaux et de la trois D soit disant plus vraie que vraie.

En pleine guerre froide, deux « agents très spéciaux », l’un américain lié à la CIA , l’autre russe du KGB, deviennent alliés malgré eux, et contre leur volonté, pour déjouer les sombres desseins d’une organisation criminelle internationale qui veut augmenter le trafic d’armes et d’engins nucléaires dans le monde, et ainsi ébranler le fragile équilibre mondial. Jusque là rien de bien neuf surtout si l’on y ajoute la belle innocente seule moyen de les mener à un scientifique allemand disparu, son père.  Solo et Kuryakin, accompagnés de la pétillante Gaby, partent donc à la recherche du seul homme qui pourra changer le destin de la planète.

C’est frais, plein d’humour. Les poursuites et les cascades valent le détour. Un joli moment de cinéma ! Plus sur les écrans mais surement visible à la demande. A voir en V.O. évidemment pour le charme de l’accent et du flegme anglais !