Saint Eloi

Partis pour découvrir Andernos à vélo, nous avons roulé jusqu’au port ostréicole et c’est presque par hasard que je suis entrée dans cette petite église, blottie sous les grands pins parasols, face à la mer… Laissant derrière moi le reste de la troupe, j’ai poussée la porte et me suis laissée enveloppée par la sérénité d’un des plus anciens édifices religieux du bassin d’Arcachon. La simplicité de son plan primitif en croix latine révèle la beauté des différents éléments qui la composent. Tout y est harmonie, calme, lumière douce et émerveillement. La couleur chaude de la pierre, la lumière jaune, rouge, bleue, filtrée par les vitraux et le mariage des peintures anciennes et du plafond moderne, tout porte au silence et au recueillement. Le gris doux des bancs simples dialogue subtilement avec la magnificence du mobilier liturgique fait d’or et de couleur, subtil hommage à l’orfèvre que fut ce saint.

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Riga

Approchant cette fois-ci en train, enjambant la rivière sur ce majestueux pont métallique, notre vision de la ville n’a rien à voir avec ce que nous en avions aperçu la veille… L’averse a nettoyé le ciel aujourd’hui bleu azur, les clochers se détachent sur ce fond limpide et le parvis de la gare s’en trouve transformé…

Malgré nos bagages, nos premiers pas dans Riga ont le goût de la flânerie, traversant parcs et jardins pour atteindre le petit bijou art nouveau qu’est notre hôtel, à l’histoire lourde et pourtant pleine d’optimisme… Confisqué à ses propriétaires durant l’occupation soviétique, il est restitué, plusieurs décennies après, à leurs descendants revenus de Suède, où ils avaient fui l’occupant. Mariage de cette architecture art nouveau et du confort suédois, issu du bois des tentures et de fauteuils confortables, le résultat est un vrai havre de paix à deux pas de tous les centres d’intérêt de Riga.

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Mémorial de la Déportation, Paris, Ile de la Cité

J’ai un jour eu connaissance de ce lieu caché… Et soudain il m’est apparu urgent de le découvrir, au plus vite. J’ai gagné l’Ile de la Cité, cœur de Paris cerné par la Seine,  j’ai longé Notre-Dame, rapidement, comme aspirée, mon regard dirigé vers cette pointe mystérieuse, essayant d’apercevoir un signe annonciateur… Mais rien.

J’ai alors atteint la grille du square de l’île de France et, tout à coup, toute précipitation a disparu. Les quatre chiffres, un, neuf, quatre, cinq, m’ont sauté aux yeux comme une sorte d’avertissement, de rappel. J’ai alors doucement tiré la grille et suis entrée dans ce petit jardin où le calme régnait déjà. Ce silence, cette pierre blanche sous le soleil…. J’ai jeté un dernier regard sur Paris avant de m’enfoncer dans cet espace indicible, fait de murs nus, d’ouvertures vers le ciel et vers l’eau, d’une crypte…

Deux escaliers… Hésitation…

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Rencontre surprise… avec la tour Einstein

Malgré un trajet long et éprouvant, partis de Metz en bus pour rejoindre Berlin, nous ne pouvions passer à Postdam, où se trouve la tour Einstein, sans nous arrêter. Oeuvre de l’architecte Erich Mendelsohn, sur lequel j’avais fait un exposé quelques temps auparavant, je m’étais fait une image de cette tour au contour rebondi… Avec quelle impatience, en tête du groupe, n’ai-je pas grimpé à la recherche de ce monument de l’expressionnisme.

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Porto : souvenirs…

Si ma mémoire est bonne, c’était un matin de février, le 13 il me semble. Nous étions dans ce train depuis plus de vingt-quatre heures, et nous sentions approcher, avec une excitation mêlée d’angoisse et de soif de découvrir, la ville de notre arrivée : PORTO. Nous en rêvions depuis un an déjà, sans la connaître, sans rien savoir d’elle, et nous nous précipitions vers cette inconnue sans vraiment l’imaginer. Première vague d’étudiants Erasmus, nous nous sentions pionnières, avides de découvertes et d’expériences tout au long des mois que nous allions y passer.

L’ultime étape, l’ultime porte à franchir, avant de quitter ce train et de partir à l’aventure, était la traversée du Douro. Barrière sud de Porto, fleuve que la ville surplombe, domine et qui la présente si magnifiquement.

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Le pavillon de Barcelone de Mies van der Rohe

Je me souviens de ce matin de mai, où après quelques jours de flânerie et de découverte de la capitale catalane, je partis enfin pour une visite longuement attendue… Le programme était simple : traversé le site de l’exposition universelle de 1929 pour atteindre le pavillon de Barcelone de Mies van der Rohe. C’était sans compter sur le salon de l’automobile qui envahissait l’espace ! Sans me décourager, j’ai emprunté des voies détournées, contourné l’obstacle pour enfin l’apercevoir… tellement évident que je faillis continuer sans le voir. La chance enfin, il était ouvert au public. Je me suis approchée, lentement, presque religieusement, en tout cas respectueuse !

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