Helsinki

Nous avons survolé la mer baltique, un paysage fait de forêt et de lacs, parsemé de petites maisons en bois coloré avant d’atterrir en douceur et de prendre un premier contact avec ce pays inconnu. La première chose qui frappe est le calme ambiant, une certaine lenteur, un rythme différent, comme celui que l’on peut avoir au réveil avant de commencer une journée trépidante.

Nous avons pris ce bus qui mène au centre ville, traversant des forêts de pins et de bouleaux, les zones économiques et commerciales typiques des périphéries de nos grandes villes européennes, avant de rentrer peu à peu au coeur de la capitale, frappés par la forme des toits, leur pente révélatrice du climat hivernal.

La chance est avec nous, le printemps est bien là, frais mais ensoleillé, et la ville se prélasse sous un ciel d’un bleu franc, avec cette lumière particulière des espaces du bout du monde. Etrange comme on se sent loin, au nord, proche du pôle ! Est-ce notre inconscient ou la lumière est-elle ici bien différente ?

Nous sommes descendus à la gare centrale pour admirer ce bâtiment stricte de granit rose et ces gardiens porteurs de lampes, gigantesques, son hall tout arrondi et sa salle d’attente encore équipée des bancs d’origine, se lovant sous chaque fenêtre…

De tram en tram, nous avons parcouru la ville, admirant l’architecture art nouveau du « jugendstil », laissant notre regard s’échapper vers la mer quand les perspectives des rues nous l’offraient, descendant quand l’envie d’approfondir la visite se faisait sentir. Nous avons admirer la tour du stade olympique, signal dans le paysage de la ville, nous n’avons malheureusement pas pu entrer dans l’église creusée dans le granit, mais avons pu escalader le rocher qui l’englobe, nous sommes redescendus vers la philharmonie et ses blocs de marbre, un peu déçus de ne pas avoir plus d’émotion devant cet édifice majeur d’Alvar Aalto…

Et avec ce soleil qui n’en finissait pas de descendre à l’horizon, nous avons sauté dans un bateau pour aller arpenter une des nombreuses îles qui compose cette ville archipel, admirer ces maisons de bois colorés au charme désuet, comme seuls au monde dans les rues désertes, et finir dans ce bar du bout du monde à boire notre première bière finnoise dans une ambiance amicale et feutrée.

Un dîner sur le port à admirer les voiliers, un petit déjeuner dégusté au café Ekberg, une promenade dans les rues Esplanadi, Bulevardi et Punavuori, le nez en l’air pour admirer l’architecture, les détails des balcons et des fenêtres. Le retour incontournable vers ces deux édifices religieux comme assis sur la ville : la cathédrale luthérienne, installée au sommet d’une vertigineuse volée de marches, et l’église orthodoxe Uspenskin, toute de briques vêtue et coiffée de bulbes dorés étincelants dans le soleil. Et pour quitter cette ville en douceur, grimper sur un bateau pour traverser la Baltique…

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À propos valeriethierry
Architecte Urbaniste Rédactrice, passionnée de voyages pour les découvertes qu'ils offrent, et nul n'est besoin de parcourir la moitié du globe pour s'évader... Un bon livre, une rencontre, un spectacle... Autant de fenêtre sur le monde à ouvrir !

One Response to Helsinki

  1. WebOL says:

    Quitter Helsinski pour Tallin en bateau ?

    Luc pense avec son Nikkon. La lumière douce lui rappelle le décès d’Henri Cartier-Bresson avant-hier 4 août [2004]. En fait, tout le lui rappelle. Le nuage flottant d’Helsinki alors que le bateau l’éloigne de la Finlande. Toutes ces horizontales derrière la balustrade. Le drapeau finlandais lui, en haut de son mat, s’incline vers l’écume. Luc aime la croix de Saint-André bleu sur blanc, plus sobre que les bandes de couleur d’autres nations.

    Les nuages au-dessus d’Helsinki forment une crème. Il n’y en avait pas ces derniers jours, toutes les verticales plongeaient dans le bleu. La cathédrale (luthérienne), par exemple, est vraiment blanche. Le vert du toit, en bulbe, fait penser à un carillon à quelques notes. Des notes vertes étoilées.

    Le Golfe de Finlande est assez plat, presque sans ride. Mais voilà le Nikkon appelle: trois mammifères rapidement rejoignent le sillage, jouant d’une ride à l’autre. La latitude ne doit pas être favorable aux dauphins, ce sont des bipèdes sur leur jet-ski. Ils sautent sans bruit, le moteur du ferry couvrant tout, si ce n’est le vent.

    (…)

    Merci pour les mots de voyage, pour se recroiser peut-être un jour.

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